La blogueuse nue égyptienne trouve enfin du soutien en Israël

Posted on novembre 21, 2011

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En signe de solidarité, des dizaines d’Israéliennes ont posé dévêtues en soutien à la jeune femme qui a créé la polémique en apparaissant nue sur son blog.

Au-delà des frontières, le soutien entre femmes s’organise. Ceci fait plaisir à voir.

Elles sont plusieurs dizaines d’Israéliennes à avoir choisi de montrer leur soutien avec la blogueuse égyptienne Alia al-Mahdi, cette jeune femme de 20 ans qui a créé la polémique en apparaissant nue dans son blog, en posant nues elles aussi.

L’événement, lancé sur Facebook, a recueilli une centaine de retour de femmes déclarant y participer et une quarantaine ont effectivement posé pour l’occasion. Sur la pancarte tenue devant les femmes dévêtues ont peut lire en hébreu et en anglais « Amour sans limites » et « Hommage à Aliaa al-Mahdi. Ses sœurs en Israël. »

L’organisatrice de l’événement, Or Tepler, s’est dit « hors d’elle » lorsqu’elle a vu « un quart de million de commentaires abusifs et de menaces de mort » à l’encontre de la jeune femme.

Elle a tenté de joindre Alia al-Mahdy, mais sans succès.La jeune Egyptienne a publié une photo d’elle nue sur son blog « Mémoires d’une révolutionnaire », créant la polémique sur les réseaux sociaux et suscitant une rumeur selon laquelle elle appartiendrait à un groupe pro-démocratie qui a participé à la révolte qui a renversé le président égyptien Hosni Moubarak.

La jeune femme a été menacée de mort et le « Mouvement des jeunes du 6-Avril » a même publiquement annoncé qu’il n’avait rien à voir avec la jeune femme. « C’est une nouvelle tentative de diffamation de la part de la Sécurité nationale et des vestiges de l’ancien régime », dénonce le mouvement dans un communiqué accompagné d’extraits de la page Facebook d’Alia al-Mahdy dans lesquels elle affirme elle-même ne pas appartenir à ce groupe.

POUR CONCLURE:

Aliaa lance donc un appel pour dénoncer ces censeurs de la morale qui même dans une Egypte apprend à se libérer un peu plus chaque jour des chaines qu’elle a porté pendant vingt ans – continuent de faire la loi.

« On considère toujours la femme comme un objet sexuel dans notre société », s’indigne-t-elle.

D’objet sexuel elle passe à l’objet de controverse.

Sur le site Global Voice, 83% des femmes égyptiennes déclarent avoir été victimes de harcèlement sexuel, alors que 62% des hommes égyptiens reconnaissent avoir harcelé sexuellement les femmes, mais seulement 2,4% des égyptiennes l’ont signalé à la police.

Rappelons que lors de l’occupation de la Place Tahrir, les femmes étaient bien présentes, ce qui leur a valu d’être soupçonnées d’avoir eu des comportements répréhensibles.

L’affaire des tests de virginité faits à 17 femmes lors des manifestations par des militaires soucieux de préserver la « dignité de ces femmes » en est un exemple flagrant récent.

L’un d’entre eux expliqua la raison pour le moins archaïque d’un autre âge de ces contrôles d’ordre moral » en rappelant à un journaliste de CNN que « Ces femmes avaient dormis avec des hommes sur la Place Tahrir.

Il reste encore un long chemin à parcourir avant que les égyptiennes comme certaines de leurs consœurs musulmanes ne puissent jouir pleinement de leur corps comme elles le désirent et quelles puissent également prétendre aux mêmes droits que le sexe « fort » entre guillemets.