Cette fragilité face à la crise que les banques françaises dissimulent honteusement!

Posted on novembre 4, 2011

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The São Paulo Stock Exchange (Bovespa).

Image via Wikipedia

Un billet d’humeur…
Plusieurs personnes signalent depuis quelques temps déjà un fait, malheureusement très révélateur de la catastrophe financière qui se prépare.
En effet, certains ont la surprise de recevoir une lettre recommandée de leur banque signalant que cette dernière prendra les mesures nécessaires pour la fermeture de leur compte dans un certain délai de jours (différent selon les banques incriminées).
Ces personnes ont pour particularité de retirer en liquide, chaque mois, une partie de leur salaire, voir même effectuer des achats électroménagers ou informatiques et de ne laisser que le nécessaire pour les besoins courants.
Conclusion: ces agissements signifient que certaines banques cotées en bourse acceptent notre argent (pour le multiplier avec effet de levier et le proposer en crédit, mais aussi de l’utiliser pour spéculer), mais refusent que l’on veuille en retirer une partie conséquente « régulièrement ». Des lecteurs ont reçu des appels de leur banquier leur intimant de justifier, par un devis, un retrait en liquide. A chacun d’en tirer la conclusion. Mais il semble évident, comme nous écrit un chef d’entreprise proche de la retraite: « Mon argent n’est plus en sécurité dans les banques »,… cotées en bourse ajoutons-nous.
La question qui se pose maintenant est de savoir si les banques ont le droit d’agir de la sorte. C’est sans nul doute prendre abusivement la clientèle en otage.

EXEMPLE :
J’en ai fait aussi personnellement la triste expérience à mes dépends cet été (en septembre) avec la Caisse d’Epargne lors de mes vacances dans l’hexagone…(lesquelles au demeurant s’avéraient pour le moins tranquilles et sans histoire vu le budget conséquent alloué).

Tout était prévu dans ce sens depuis longtemps dans les moindres détails.

Mais quelle ne fut pas ma surprise lorsque…

Ma banque m’a tout simplement empêché de retirer de l’argent et de bloquer ma carte visa dès les premiers jours suite à un achat d’un montant de 1600€ malgré un budget disponible au-delà de plus de 15000€ pour une durée de séjour de 23 jours.

Heureusement que mon épouse avait une carte visa d’une banque brésilienne pour compenser… Sinon je me retrouvais « SDF » séance tenante dans mon pays où décidément je m’y sens de plus en plus étranger… Mais cela est une autre histoire.

Mes vacances furent cependant en partie gâchées par cette mésaventure à laquelle j’étais bien loin de m’attendre.

Sans parler des 3 jours perdus pour tenter de résoudre ce problème face à l’intransigeance affirmée sans appel par la banque qui est restée jusqu’au bout « droit dans ses bottes ». Je me suis aperçu avec surprise que je n’étais pas le seul dans ce cas, et que tout retrait d’espèces était limité dans les agences à 1500€.

Avec mon flaire de journaliste, j’en ai tout de suite déduit bien que sans aucune preuve véritable, d’autant que tout est caché pour éviter l’effet domino d’une panique hors contrôle, qu’un durcissement des banques s’opérait sournoisement face à la crise…A l’insu des consommateurs.

Ainsi j’ai néanmoins constaté combien il était difficile de dépenser légitimement son argent en toute quiétude en France… Mais aussi noter combien les banques françaises sont fragiles pour limiter les retraits des clients à un certain montant.

Je ne peux que conseiller à tout vacancier de prévoir du cash pour partir en voyage à l’étranger et ne pas se retrouver sans ressources entièrement démuni à la merci de toute mauvaise mésaventure ou de rapatriement d’urgence sanitaire…
Dans ces cas ne pas compter sur les banques.

En conclusion, le dois avouer sans honte que j’ai pris beaucoup de plaisirs à me retrouver dans le vol de retour pour Sao Paulo ou pareille mésaventure est impensable. Chaque jour, j’apprécie meilleur de vivre ici au Brésil  loin de ces turbulences et comprends combien je suis un privilégié.