Affaire DSK : les preuves non concluantes

Posted on août 23, 2011

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Le procureur Cyrus Vance Jr. a décidé d’abandonner les poursuites pour viol contre Dominique Strauss-Kahn à New York. Outre les mensonges de Nafissatou Diallo, l’enquête n’aurait pas réuni suffisamment de preuves…

Les mensonges de Nafissatou Diallo, qui accuse DSK de viol depuis le 15 mai 2011, ont été largement décortiqués dans la presse. Les éléments de l’enquête de police scientifique, certes plus « glauques », l’ont été beaucoup moins. S’ils attestent qu’une relation sexuelle entre DSK et Nafissatou Diallo a bien eu lieu le 14 mai 2011, ils ne prouvent pas que celle-ci était forcée. L’Internaute a exploré le document de 25 pages, dévoilé par le bureau du procureur Vance, pour justifier l’abandon des poursuites.

Du sperme dans la suite 2806

Des « fluides biologiques » (salive, sperme) ont été retrouvés par la police scientifique à cinq endroits différents de la suite 2806, le lieu de l’incident devenu incontournable. L’un de ces fluides a été retrouvé à proximité de la zone où Nafissatou Diallo a déclaré avoir été agressée sexuellement. Les analyses ADN prouvent qu’il s’agissait bien du sperme de DSK. Par ailleurs, l’examen de la salle de bains de la suite, et notamment de l’évier dans lequel Nafissatou Diallo affirmait avoir craché après l’agression, est négatif.

Des traces sur les sous-vêtements de la victime
La robe et le tablier de Nafissatou Diallo ont également été analysés. Trois tâches y ont été découvertes « dans la partie haute » des vêtements. Deux contenaient de l’amylase (salive, sperme, fluide vaginal) et l’ADN de DSK était présent sur l’une de ces tâches.

Des traces d’ADN issues de la peau de DSK ont également été repérées sur les collants de la victime présumée ainsi que sur la ceinture de sa culotte. Preuves que le patron du FMI a bien « touché » les sous-vêtements de la plaignante, mais pas qu’il a placé sa main « à l’intérieur », comme l’affirme Nafissatou Diallo. Les collants présentaient également des trous et déchirures légères qui, selon le bureau du procureur, ne peuvent suffire à prouver une agression.

Une rougeur lors de l’examen gynécologique

Les examens et prélèvements effectués sur le corps de Nafissatou Diallo n’ont pas, eux non plus, été concluants selon le rapport. Tout comme l’analyse de ses raclures d’ongles. Aucune blessure n’a été répertoriée sur le corps de Nafissatou Diallo lors de l’examen médical. Seule une « rougeur » a été observée lors de l’examen gynécologique. Une rougeur qui peut aussi bien être attribuée à des violences qu’à d’autres causes selon les experts.

Une mystérieuse douleur à l’épaule

Nafissatou Diallo s’est par ailleurs plainte d’une douleur à l’épaule gauche qu’elle évaluait à 5 sur une échelle de 10 lors de l’examen médical qui a suivi l’incident. Une douleur qui s’est nettement allégée selon elle pendant les heures passées dans la salle d’urgences. Aucune contusion n’a été trouvée par les médecins. Le rapport du procureur Vance rappelle même que cette douleur ne semblait pas gêner la plaignante outre mesure lors des premières auditions, malgré ses grands gestes lors des dépositions.

Le 13 juin pourtant, l’avocat de Nafissatou Diallo évoque de nouveau cette douleur à l’épaule, estime que celle-ci a besoin de soins et que la victime est indisponible pour les prochaines auditions. Un IRM diagnostique cette fois une blessure, mais ne donne aucune information sur la date à laquelle elle est survenue. De nouveaux examens médicaux sont en cours aujourd’hui, mais un expert estime que cette douleur serait plutôt due à des mouvements répétés de longue date avec cette épaule. Autrement dit aux célèbres troubles « musculo-squelettiques » touchant nombre de travailleurs manuels. En outre, ce même expert s’étonne que ces troubles aient disparu « dans les 48 heures » pour réapparaitre « dans les 28 jours »…

Du sang sur le corps de DSK

Des traces de sperme de DSK ont été découverts sur ses propres sous vêtements, décrit également le rapport Vance. Des traces de son sang ont aussi été prélevés sur son boxer ainsi que sur le lit de la suite. Il s’agit de tâches minuscules qui, d’après le bureau du procureur, ne seraient pas liées à l’incident lui-même, mais à un problème de peau dont souffrait encore DSK le jour de son arrestation. A aucun moment Nafissatou Diallo n’a mentionné qu’elle saignait lors de l’incident et aucune trace de son sang n’a été découvert.

Un timing étrange

Nafissatiou Diallo est entrée dans la suite 2806 à 12h06 le 14 mai 2011, jour où elle affirme avoir été agressée par DSK. Or Dominique Strauss-Kahn a appelé sa fille à 12h13 selon les données dont dispose la police de New York. La rencontre aurait donc duré moins de 10 minutes. Voilà qui laisse de nouveau de nombreuses questions en suspens sur leur rencontre et la nature de leur rapport.

Et aussi
En conclusion mais aussi en toute objectivité, il s’avère que Nafissatou a menti sur toute la ligne même si les arguments des avocats de DSK restent pour le moins nébuleux. Il n’en demeure pas moins que Nafissatou à perdu la partie pénale à cause de ses mensonges répétés. Cette dernière a aussi peu de chances d’aboutir au civil après le non lieu prononcé sur toutes charges d’accusation… Même avec l’association du cas Tristane Banon, lequel manque aussi de preuves.