Affaire DSK – L’acharnement visible de Kenneth Thompson contre DSK

Posted on août 8, 2011

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Il semble que les avocats de Nafissatou Diallo qui manquent de preuves matérielles pour fonder les accusations d’agression sexuelle contre DSK n’ont plus qu’une seule obsession, démontrer la personnalité prétendument perverse de Dominique Strauss Kahn.

La femme de chambre, qui avait déjà allégué une affaire de faux viol en Guinée, avait menti dans ses déclarations aux Etats-Unis tant à la Police de New York qu’à l’immigration, et prétend toujours ignorer avoir reçu 100 000 eur sur son compte d’un ami trafiquant de drogue, semble désormais rechercher – à toute force dans des témoignages anonymes en France – les preuves qui lui font défaut pour avérer ses accusations contre DSK.

La plaignante produit à la presse une lettre de dénonciation anonyme à l’appui de ses accusations contre DSK. Il y est prétendu que la compagnie Air France aurait reçu des centaines de plaintes au sujet du comportement de Dominique Strauss Kahn.

L’avocat de Nafissatou Diallo avance avoir reçu cette lettre anonyme, postée du Canada, aux termes de laquelle « seuls des employés masculins devaient être affectés dans les salons première classe quand ce client (DSK) voyageait ». « J’ai reçu une lettre anonyme de quelqu’un travaillant apparemment à Air France au sujet de Dominique Strauss-Kahn et maintenant, nous essayons de parler aux employés d’Air France » déclare Kenneth Thompson à Reuters.

Or, il n’en est rien car le porte-parole d’Air France a immédiatement réagi en déclarant :

« Nous démentons formellement avoir donné des instructions concernant la composition de l’équipage » (lorsque DSK est à bord). Semble que cette nouvelle passe d’arme malheureuse des avocats de Nafissatou Diallo n’échappera pas à la juridiction de New york qui ne tardera pas à se lasser d’être instrumentalisée par la plaignante et ses Conseils pour enfoncer des portes ouvertes.

Nafissatou Diallo c/ DSK : des accusations mensongères reposant sur des appels à dénonciation anonymes

La stratégie judiciaire des avocats de Nafissatou Diallo heurte le simple bon sens. Naffisatou Diallo a révoqué son premier avocat Norman Siegel et demandé au second, Kenneth Thompson, de recueillir d’éventuels témoignages en France. Le correspondant français de Kenneth Thompson, Maître Thibault de Montbrial a été chargé de traduire la cause de Nafissatou Diallo auprès d’éventuels témoins français – non identifiés – ce qui avait élevé un certain nombre de questions déontologiques auprès du bâtonnier de l’ordre des avocats au barreau de Paris à défaut de précédents et nécessité le concours d’un spécialiste de la procédure pénale, Maître Olivier Graves. La mission de l’avocat français s’est trouvée « parfaitement bordée » à la faveur d’un entretien avec le bâtonnier : s’agissant d’une procédure ouverte sur le territoire américain l’avocat français ne peut pas entendre des témoins potentiels sur le fond du dossier mais seulement les recevoir pour expliquer la procédure américaine contre DSK .

Nafissatou Diallo c/ DSK : un « procès de rupture » en demande.

L’affaire Nafissatou Diallo contre DSK fait franchir une étape nouvelle aux stratégies judiciaires du prétoire américain. En quelques minutes, sans verser la moindre preuve, l’on incarcère une personnalité innocente en comptant sur des appels à la délation pour fournir des témoignages anonymes qui permettront éventuellement de persuader un jury d’inculper le prévenu.

A l’image du « procès de rupture » inventé par Jacques Vergès où les enjeux médiatiques importent davantage que l’issue judiciaire connue d’avance, les débats de l’affaire Diallo ont lieu devant les caméras de télévision, loin du tribunal par le jeu des déclarations, articles, interview des avocats de la plaignante. Ce procès pénal d’un genre nouveau ressemble davantage à une partie de base-ball, le « procès base-ball » : on lance des accusations comme une balle de base-ball, propulsée vigoureusement le plus loin possible par une batte pour immobiliser l’adversaire aussi longtemps que la gravité le permet et, dans l’intervalle, on courre à toutes jambes pour trouver des preuves. Pas de chance pour Nafissatou Dialou, 57% des français ne croient pas à la culpabilité de DSK et Air France – nouveau témoin malgré lui – dément catégoriquement avoir réservé un traitement spécial à DSK.