NAFISSATOU DIALLO/DSK : autopsie d’une enquête pour le moins ratée

Posted on juillet 6, 2011

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La direction du Sofitel n’était-elle pas en mesure de s’apercevoir que les premiers dires de Nafissatou Diallo ne tenaient pas la route ?
C’est l’une de ces fins d’après-midi dont New York a le secret. Une après-midi chaude, vibrante. Optimiste. Sur la terrasse d’un immeuble de Manhattan, ce proche de DSK se lâche, entre deux cigarettes : « Leur dossier ne tient pas la route, les procureurs le savent. Ils se sont mis eux-mêmes dans une impasse et ils s’accrochent. Mais ils sont coincés. Tout cela va bientôt s’écrouler comme un château de cartes. A l’automne, ceux qui ont déjà condamné Dominique feront leur mea culpa. »
Nous sommes le 6 juin. Quelques heures plus tôt, l’ex-patron du FMI est arrivé au tribunal sous les huées d’une centaine de femmes de ménage criant « Shame on you ! » (honte à vous). C’est la revanche des sans-grade, des pauvres, des femmes bafouées. Du haut de son jardin suspendu, l’ami du pestiféré de Tribeca peut bien répéter qu’il faut s’attendre à des « surprises », et les avocats du « Perv » (le surnom de DSK dans les tabloïds new-yorkais) affirmer qu’ils ont les moyens de ruiner la « crédibilité » de l’accusatrice… qui a envie de les croire ?

Un procureur accusé d’incompétence
Ils sont au service du mâle blanc, du prédateur, du puissant. Ils veulent salir une jeune femme noire, immigrée, travaillant dur pour élever son unique fille. Ils cherchent à semer le doute en faisant miroiter de sordides révélations. Ce 6 juin, DSK est encore l’ogre de la fable et sainte Nafissatou l’emblème des féministes, des tiersmondistes et des médias américains si fiers de faire la leçon au Français, de vanter l’indépendance de leur belle justice et l’efficacité de leur police, aussi pro que dans les séries télé.
C’est la même « Naf », désormais, qui se retrouve traînée dans la boue par les journaux qui l’encensaient, le même Cyrus Vance Jr, procureur supposé modèle, que l’on accuse d’incompétence, la même Special Victims Unit du NYPD, spécialisée dans les crimes sexuels et peuplée, répétait-on à l’envi, de flics d’élite, qui est traînée au banc des accusés.

« Ce fut un supplice (…) Nous avions l’ordre de nous taire »
Et aujourd’hui, sur sa terrasse, l’ami de « Dominique » sable le champagne, comme à Paris la petite tribu des strauss-kahniens. Il ne s’est trompé que sur la date de « l’explosion en vol » et les détails du scénario : il avait prévu un retournement de situation en novembre et pariait sur les trouvailles des détectives embauchés par Benjamin Brafman et Bill Taylor, les deux avocats de DSK.
Les « fouines », comme on les appelle aux Etats-Unis, avaient déjà débusqué les petits arrangements avec la vérité de Nafssatou Diallo lors de sa demande d’asile en 2004 et engrangé des soupçons sur ses fréquentations.
Autant de munitions que Brafman et Taylor conservaient soigneusement pour de futures audiences et dont seuls une poignée d’initiés mis dans la confidence connaissaient l’existence. « Ce fut un supplice, avoue l’un de ces intimes. Mais nous avions l’ordre de nous taire et de nous plier au système américain. Il ne fallait pas dévoiler nos cartes face à l’accusation. On nous disait aussi : plus la presse écrira de bêtises, plus elle sera à charge contre Dominique, plus Brafman et Taylor marqueront de points quand ils sortiront leur carré d’as. »

Les accusateurs leur apportent sur un plateau la « double vie de Nafissatou »
Un grand classique. Début juin, alors que DSK est encore dans les cordes, Joseph Tacopina, l’avocat qui vient d’obtenir l’acquittement d’un policier accusé de viol, donne ce conseil aux journalistes français : « Attendez de voir. Pendant deux ans, mon client aussi a été démoli par la presse. Je n’ai rien dit. J’ai fait travailler deux détectives à plein temps. Au procès, j’ai abattu mon jeu. Effet de surprise garanti devant les jurés. »
Cette fois, les « fouines » n’auront pas eu besoin de faire le sale boulot. Divine surprise pour les défenseurs de « Strauss », ce sont les accusateurs eux-mêmes qui leur apportent sur un plateau la « double vie de Nafissatou ».
Certes, à l’heure où nous écrivons, DSK n’est pas encore innocenté. Et le procureur Cyrus Vance n’a toujours pas renoncé à ses poursuites. Car on peut avoir menti sur son passé, entretenir des relations avec un trafiquant de drogue, voire se livrer à la prostitution et être victime d’un crime sexuel.
Six semaines d’hallali médiatique
Malgré tout, si « l’affaire Strauss-Kahn » n’est pas terminée, un autre scandale pointe déjà à l’horizon. Le fossé est tellement immense entre Nafissatou première version et « Nafissatou 2 » qu’il oblige à s’interroger sur la façon dont la police et les procureurs de Manhattan ont conduit leur enquête, sur la stratégie judiciaire qu’ils ont adoptée et ses terribles conséquences : six semaines d’hallali médiatique.
Depuis quand les enquêteurs new-yorkais connaissaient-ils l’autre visage de Nafissatou Diallo ? Ou plutôt, à quel moment ont-ils eu l’occasion de le connaître ? Parmi les affirmations successives et contradictoires de la jeune femme, il en est une, centrale : le récit de l’agression dont elle dit avoir été victime et des instants qui ont suivi.

Cyrus Vance a révélé le pot aux roses : Nafissatou a menti
Devant les enquêteurs, puis le grand jury qui a inculpé DSK, elle a affirmé avoir attendu le départ de son agresseur, cachée dans un local technique, non loin de la suite 2806. C’est là que la supervisor, la responsable de l’étage, l’aurait découverte, prostrée. Ce récit avait un avantage : il permettait d’expliquer pourquoi la direction du Sofitel avait attendu une heure avant de prévenir la police. Et puis, il était criant de vérité : la jeune musulmane se terrant dans un placard, partagée entre la honte et l’effroi, incapable de dénoncer son violeur avant que le directeur de l’hôtel ne la rassure et ne l’encourage à parler.
Ce n’est que jeudi dernier (le 30 juin), dans une lettre adressée aux avocats du Français, que Cyrus Vance Jr a révélé le pot aux roses : Nafissatou a menti. Quelques jours plus tôt, la jeune femme venait de vendre un autre scénario aux enquêteurs du procureur : après avoir quitté la suite de l’ex-patron du FMI, elle serait allée s’occuper d’une chambre voisine, puis serait retournée dans la suite 2806 – la scène du « crime » -… pour y faire le ménage !

L’expertise des cartes magnétiques
Nouveau mensonge : en réalité, elle a fini de nettoyer la suite fatidique après le départ de Strauss-Kahn, puis a fait la chambre 2820, avant de prévenir l’hôtel de l’agression. Les enquêteurs en ont aujourd’hui la certitude grâce à la carte magnétique que possédait Nafissatou Diallo, comme tous les employés du Sofitel. (Une version mise à mal, depuis, par des informations du Figaro selon lesquelles elle ne serait restée qu’une minute dans la chambre voisine.)
Ce pass mémorise toutes les ouvertures de portes et le moment exact où elles ont eu lieu. Problème : les services du procureur Vance n’auraient obtenu les données de cette carte que la semaine dernière ! Alors que depuis un mois on a laissé croire aux journalistes qu’elles avaient déjà été exploitées et qu’elles concordaient parfaitement avec la version de la femme de ménage.

Doutes sur la direction du Sofitel
Cette histoire de pass est un cataclysme pour l’accusation. D’abord parce qu’elle prouve que Nafissatou est fâchée avec la vérité. Surtout si elle est revenue dans la suite 2806 après que DSK l’eut quittée, « cela compromet les preuves relevées dans la chambre d’hôtel et il devient presque impossible de prouver qu’un acte forcé a eu lieu, même si c’est le cas », explique au Nouvel Observateur Linda Fairstein, une proche de Cyrus Vance Jr pourtant.
Aujourd’hui auteur de polar, elle a créé et dirigé pendant des années la Sex Crimes Unit du district attorney. Comment les cops du NYPD, « fine fleur de la ville », comment les enquêteurs du DA de New York, must du must des parquets américains, ont-ils pu négliger aussi longtemps un élément aussi crucial ? Quant à la direction du Sofitel, si pointilleuse sur la surveillance de son personnel, n’était-elle pas en mesure de s’apercevoir que les premiers dires de Nafissatou Diallo ne tenaient pas la route ?

Des charges « extrêmement sérieuses » contre l’accusé
Jusqu’à la semaine dernière, elle a martelé que la plaignante était une employée exemplaire. Les charges contre l’accusé sont « extrêmement sérieuses », répétait pour sa part Cyrus Vance Jr. « Elles continuent à croître de jour en jour », renchérissait son substitut, Artie Mc Connel.
Dans le camp de l’accusation, une femme au moins n’en aurait pas mis sa tête à couper. Lisa Friel, qui a succédé à Fairstein à la tête de la Sex Crimes Unit. Depuis l’arrestation de DSK, on n’a cessé de glorifier cette unité de choc s’attaquant enfin sérieusement aux crimes sexuels. Avec raison. Sauf que – on le découvre aujourd’hui – ce n’est pas cette division qui a été chargée du dossier Strauss-Kahn.

« L’accusation a invoqué le précédent Polanski »
Pourquoi ? Lisa Friel a été écartée de l’enquête pour avoir critiqué la stratégie de Cyrus Vance. Elle souhaitait que le procureur prenne le temps d’une enquête approfondie avant d’inculper DSK, ce qui supposait de le laisser en liberté – même sans passeport. Mais de toute évidence, Cyrus Vance, très en pointe sur la défense des victimes de crimes sexuels et de violence domestique, et déjà en campagne pour le renouvellement de son mandat, voulait voir le Français derrière les barreaux.
Ainsi le 16 mai, la demande de remise en liberté sous caution de celui qui dirige encore le FMI est refusée, à la stupéfaction de ses avocats. « L’accusation a invoqué le précédent Polanski, fait remarquer aujourd’hui Me Jean Veil, le conseil de DSK en France. Alors qu’elle savait que Dominique Strauss-Kahn n’avait pas l’intention de fuir. Son billet était réservé de longue date par le Fonds, il avait pris le temps de déjeuner avec sa fille et appelé l’hôtel sur le trajet de l’aéroport. »

« Ce type a beaucoup d’argent. Je sais ce que je fais »
Surtout, Cyrus Vance a choisi une procédure qui lui imposait d’accélérer la cadence : l’inculpation par le grand jury, qui doit survenir au plus tard dans les six jours suivant l’arrestation. Il a donc fallu tricoter l’accusation à toute vitesse, au risque de se réserver de mauvaises surprises down the road, un peu plus tard. Quand, exactement ? Là est la question. Une date en particulier suscite toutes les interrogations.
15 mai, vingt-huit heures après le viol présumé. Nafissatou Diallo, la femme de chambre « sans histoires », s’entretient au téléphone avec… un dealer. L’homme a été pincé alors qu’il troquait des vêtements de marque contrefaits contre de la marijuana dans le sud-ouest de Manhattan. Il est emprisonné dans l’Arizona. Pendant la conversation, qui se tient en peul, Nafissatou explique en substance au trafiquant : « Ne t’inquiète pas, ce type a beaucoup d’argent. Je sais ce que je fais. »

Deux semaines pour trouver un spécialiste du peul ?
Ce qui ne signifie en rien qu’elle ne puisse pas avoir été violée, comme l’a souligné Kenneth Thompson, son avocat. Mais on est loin de l’hagiographie. Où est la femme pieuse, qui se sent souillée à vie, et qu’aucun dédommagement financier ne viendra jamais apaiser ? Le NYPD, la police new-yorkaise, aurait eu connaissance de cet échange il y a seulement une quinzaine de jours, alertée par ses collègues des stups qui avaient mis le détenu sur écoute et ont peu à peu retracé l’origine de tous ses appels téléphoniques.
Et ce ne serait que le 29 juin que l’équipe en charge de l’affaire DSK aurait pu en lire la traduction. Deux semaines pour trouver un spécialiste du peul – ils sont pourtant des milliers à New York pratiquant ce dialecte – capable de décrypter la conversation ? Admettons… Le peul n’est pas une langue commode, il varie selon les régions. Et malgré la légende, la justice et la police de New York connaissent sans doute les mêmes problèmes de personnel, les mêmes casse-tête administratifs que n’importe quelle juridiction.

Une tache dans la bio nickel de Nafissatou
Sauf qu’un autre clignotant rouge vif aurait dû alerter très tôt les enquêteurs. Selon le New York Times, ils ont eu, dans la semaine suivant l’arrestation de DSK ce que n’importe quel inspecteur stagiaire qualifierait de tuyau en or : des confidences enregistrées en prison, encore. Celles d’un détenu, qui raconte à son interlocuteur qu’il connaît bien la femme de ménage du Sofitel. C’est sa compagne ! On sait aujourd’hui qu’il s’agit du trafiquant incarcéré dans l’Arizona. Nafssatou Diallo l’aurait épousé religieusement il y a un an, le mariage n’étant pas encore enregistré par l’état civil américain.
Là encore, convoler en justes noces avec un homme arrêté, quelque temps plus tard, avec 180 kg de marijuana n’est pas un crime. Mais à cette union, qui pour le moins fait tache dans la bio nickel de Nafissatou, sont venus s’ajouter, depuis le début, d’autres incohérences.

Mensonges lors de sa demande d’asile
En mai, ou au plus tard début juin, les limiers du NYPD ont su – comme les défenseurs de DSK – que la jeune immigrée s’était inventé un passé en remplissant sa demande d’asile. Elle affirmait, entre autres, que son premier mari, arrêté en Guinée, avait succombé en détention suite à de mauvais traitements. Elle n’est ni la première ni la dernière à avoir appris par coeur un laïus pour obtenir des papiers. Qui lui jetterait la pierre ?
Qui sait, d’ailleurs, les souffrances qu’elle a endurées dans son pays d’origine ? Mais elle a également raconté aux enquêteurs avoir subi un viol collectif en Guinée. Ce dont elle n’avait jamais fait état dans sa demande d’asile. Tout mensonge, dans ce domaine, risquait d’affaiblir terriblement sa crédibilité contre DSK lors d’un éventuel procès. Là encore, les enquêteurs du procureur ont semblé ne pas entendre le signal d’alarme.

Tout un pan de vie cachée mis au jour
Jour après jour, pourtant, ils ont dû se rendre à l’évidence. Les mauvaises surprises se sont succédées : Nafissatou a déclaré au fisc deux enfants à charge, alors qu’elle n’a qu’une fille de 15 ans, elle a triché sur son revenu pour obtenir son logement… Les séances avec le procureur sont devenues de plus en plus houleuses. A la fin d’un face-à-face particulièrement tendu, sa fille, qui l’attend hors de la pièce, entend les enquêteurs crier « dehors, dégage ! ».
La découverte de sa relation avec le détenu d’Arizona, son second mari, sera la cerise sur le gâteau. De fil en aiguille, tout un pan de vie cachée a été mis au jour. La victime parfaite disposait de plusieurs comptes en banque dans différents Etats, apparemment à son nom, sur lesquels ont circulé près de 100.000 dollars en deux ans. Elle possédait cinq abonnements téléphoniques, alors qu’elle avait juré n’avoir qu’un portable.

« Dans la culture peule, cela ne se fait pas »
La vie parallèle de « Nafissatou » a aussi échappé à une partie de sa communauté. Début juin, Souleymane Diallo, le président de l’une des quatre associations représentant les Guinéens de New York, décernait un brevet d’honnêteté et d’honorabilité absolue à sa compatriote. Il expliquait qu’il avait mené sa propre enquête, allant jusqu’à interroger les employés du Sofitel, avant de lui apporter son soutien. Et, l’air grave, ce quadragénaire mesuré, peul comme Nafissatou, prévenait : « Si Dominique Strauss-Kahn a été accusé à tort, notre communauté en paiera le prix, non seulement en Amérique mais aussi en Guinée. »
Souleymane Diallo ne connaît que trop les persécutions dont sont victimes les Peuls dans son pays, une poudrière en proie depuis des années à de sanglants conflits ethniques. Début juin, il nous faisait part aussi de son étonnement : « Jamais nous n’aurions pu penser qu’une Guinéenne, de surcroît illettrée, puisse travailler dans un hôtel international. » Il n’y avait là aucun jugement de valeur. Juste un constat : « Dans la culture peule, cela ne se fait pas. »

« Ce type est aussi important qu’Obama »
Comment Nafissatou Diallo avait-elle décroché ce job en 2008 ? Mystère. C’est à cette époque qu’elle aurait rencontré Blake Diallo, celui qui a été présenté un temps comme son frère. Ce Sénégalais – sans lien de parenté avec Nafissatou – tient un restaurant à Harlem, le Café 2115, loin du Bronx où vit la femme de ménage.
Chaque jour ou presque, pourtant, elle faisait une halte dans son établissement avant de rentrer chez elle. Et c’est lui qu’elle aurait appelé en premier depuis l’hôpital où elle a été examinée le 14 mai : « Je venais d’apprendre l’arrestation de DSK aux infos, nous a affirmé Blake Diallo le mois dernier. Nafi, elle, ne connaissait pas l’identité de son agresseur. Je lui ai dit : ‘Ce type est aussi important qu’Obama. Il te faut un avocat.’ Je suis allé sur Google et je lui ai trouvé Shapiro [ndlr: l’avocat remplacé depuis par Thompson]. »

Présentée par le New York Post comme une prostituée
Blake le Sénégalais défendait aussi les choix de vie de son amie. Oui, elle voulait s’émanciper. Oui, elle avait pris ses distances avec sa communauté d’origine. Oui, certains Guinéens ne lui avaient pas pardonné. « Il y en a qui se baladent dans la rue avec des tee-shirts marqués DSK », assurait Blake.
Apparemment, ceux-là se sont épanchés auprès des « fouines » de Brafman et Taylor, parties à la pêche aux infos dans le Bronx ou à Harlem. Ces derniers jours, le New York Post – mais peut-on encore croire le tabloïd ? – citait des « proches de DSK » pour affirmer que sainte Nafi était en réalité une « régulière », une prostituée qui aurait piégé l’occupant de la suite 2806.

« Les fics américains ont finalement fait le job »
Plus fort, toujours selon le Post, elle aurait reçu des clients dans l’hôtel de Brooklyn où elle était logée aux frais du procureur sous la haute protection de la police ! Dimanche, les avocats de DSK, pressentant sans doute la nouvelle hypothèse en pointe dans les jours à venir, ont démenti toute relation tarifée entre Nafi et leur client. « Il n’y a pas eu de dispute entre les parties parce qu’il n’a pas été question d’argent. »
La police a-t-elle creusé cette piste d’une Nafi tarifée ? « Le NYPD s’est déjà largement remis en cause et a fait en un mois ce que chez nous on aurait fait en dix », applaudit Alain Bauer. Le criminologue a la particularité d’être à la fois un ami de Kelly, le patron de la police new-yorkaise, son consultant pour les questions de terrorisme, l’un des « conseillers sécurité » de Nicolas Sarkozy et… un proche de Stéphane Fouks, le communicant de DSK. « Les fics américains ont finalement fait le job », dit aussi un fidèle du premier cercle strauss-kahnien. Visiblement, pour Dominique Strauss-Kahn et ses avocats, l’heure n’est pas encore venue de se fâcher avec les enquêteurs…