LES DESSOUS ENFIN DEVOILES DE L’AFFAIRE DOMINIQUE STRAUSS KAHN

Posted on juillet 1, 2011

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Quel revirement de situation ! Quel coup de théâtre ! La vérité fait son chemin vers une conclusion heureuse pour DSK et sa famille.

Comme je l’ai toujours dit dans mes articles depuis le début, l’accusation ne pouvait tenir selon les éléments fournis et les déclarations contradictoires d’une accusée mystère que le procureur se donnait un mal fou à la subtiliser habilement aux yeux des médias… Mais aussi les discours de haine de son entourage et sa soit disant famille pour faire monter la pression d’un cran ainsi que les enchères en dédommagement civils. Rien ne concordait dans les déroulements chronologiques des faits. Il est évident que Nafissatou Dialo à menti depuis le début. Cela sentait à plein nez une manipulation.

Il est indéniable que DSK sera relaxé purement et simplement dans la journée ou les jours qui suivent suite à sa comparution d’aujourd’hui. Peut-être voudra-t-il contre attaquer la plaignante pour tous les préjudices causés…Ne serait-ce que pour laver son image et son honneur, et de réclamer une somme symbolique car l’accusatrice est insolvable.

Maintenant il faut aller au-delà et remonter la source, sinon la filière pour savoir qui a monté tout le mécanisme de cette machination. A qui profite le crime ? Qui avait intérêt que DSK soit éliminé définitivement du FMI mais aussi des élections de 2012 ? On peut en effet à juste titre se poser la question, sur cette audience anticipée suite à son remplacement un peu précipité à la tête du FMI. Peut-être saura-t-on un jour les secrets machiavéliques de cette affaire retentissante qui a défrayé la chronique depuis le 14 mai. Il y a bien sûre quelques noms qui viennent à l’esprit… Mais attendons les fuites ou les révélations qui ne manqueront pas de survenir.

Sur le plan politique, le mal est cependant fait pour DSK. Son image est écornée depuis le 14 mai. J’ai toutefois la conviction qu’il réussira à rebondir grâce au soutien de ses proches mais aussi de ses amis (peu nombreux) qui lui sont restés fidèles… Pour les autres qui n’hésiteront pas à faire volte face, il aura sans doute un grand ménage de printemps à faire. Depuis le 14 mai c’était pour lui la chasse aux sorcières un peu à l’image passionnelle de l’affaire Dreyfus… Les organisations de toutes sortes s’en donnaient à cœur joie pour l’enfoncer un peu plus, largement relayé par les médias de tous bords ou tendances.

Il devra aussi reconquérir l’opinion publique qui hier le vilipendait et l’accusait de tous les maux. Ce ne sera sans doute pas chose aisée, mais avec le temps l’oubli fait son œuvre…

Dominique Strauss-Kahn va comparaître ce vendredi 1er juillet à New York devant le tribunal pénal de Manhattan, une audience surprise où un coup de théâtre pourrait se produire, le New York Times ayant affirmé jeudi soir que les accusations sont sur le point de s’effondrer.

Citant deux enquêteurs non identifiés, la femme de chambre guinéenne de l’hôtel Sofitel, âgée de 32 ans, aurait eu, le 14 mai, une conversation téléphonique avec un homme incarcéré. Ils auraient discuté des bénéfices possibles à poursuivre Dominique Strauss-Kahn en justice. L’appel a été enregistré précise le journal.

Mensonges
Arrêté pour trafic de stupéfiants, cet homme ferait partie d’un certain nombre de personnes ayant déposé du liquide sur le compte de la femme. La somme s’élève à 100.000 dollars sur les deux dernières années.
Elle aurait déclaré ne rien savoir de ces dépôts, sauf qu’ils auraient été faits par un homme présenté comme son fiancé.
Le journal écrit également que le bureau du procureur ne croit plus à la version de la femme de chambre et que celle-ci aurait menti à plusieurs reprises depuis son agression présumée le 14 mai.
Alors qu’elle disait n’avoir qu’un seul portable, les enquêteurs ont découvert qu’elle payait des centaines de dollars chaque mois en factures téléphoniques à plusieurs opérateurs.

Dépôts en liquide
Les enquêteurs ont fait des découvertes sur la demande d’asile aux Etats-Unis de la femme de ménage et sur des liens non-confirmés à des activités criminelles, comme une possible implication dans du blanchiment d’argent et du trafic de drogue, affirme le journal.
Enfin, la jeune femme aurait indiqué aux enquêteurs avoir précisé dans sa demande d’asile aux Etats-Unis qu’elle avait été violée par le passé, mais cela ne figure pas dans la demande.
Elle a aussi indiqué avoir été victime d’une mutilation génitale, mais cet élément diffère aussi de ce qui figure dans la demande d’asile, selon le journal.
Lors d’une audience prévue vendredi devant le tribunal pénal de Manhattan, le bureau du procureur va probablement dire qu’il « a des problèmes » avec le dossier, ajoute le New York Times.
« C’est un bazar, un bazar des deux côtés », a déclaré un officiel au quotidien.
Les accusations contre l’ancien directeur général du Fonds monétaire international (FMI) sont sur le point de s’effondrer, écrit le journal.
S’agissant de la comparution de vendredi, annoncée en fin d’après-midi, jeudi, aucun détail n’a été fourni officiellement. L’ancien patron du FMI ne devait pas revoir le juge avant une audience préliminaire fixée au 18 juillet.
« Dominique Strauss-Kahn comparaîtra demain matin au tribunal à 11H30 [locales, ndlr] », a indiqué dans un bref communiqué Erin Duggan, porte-parole du procureur Cyrus Vance. « Aucun détail ne sera fourni sur cette comparution avant que l’accusé ne comparaisse », a-t-elle ajouté.

« Informées de l’affaire »
Les deux principaux avocats de « DSK », Benjamin Brafman et William Taylor, se refusaient également à tout commentaire.
Sans que l’on sache si cela est ou non en rapport avec l’affaire DSK, le New York Times a par ailleurs annoncé que la responsable du service de répression des crimes sexuels à Manhattan avait démissionné mercredi après avoir occupé ces fonctions pendant 10 ans. Mme Lisa Friel ne semble pas avoir joué un rôle de premier plan dans l’affaire, selon le quotidien.
Le New York Times, citant des sources « informées de l’affaire », avait estimé auparavant jeudi que les avocats allaient demander un allègement des conditions de la liberté surveillée de Dominique Strauss-Kahn, qui vit dans un luxueux logement à New York mais ne peut se déplacer que pour aller chez ses avocats ou chez le médecin, et vit avec un bracelet électronique à la cheville.
Des gardes sont postés en permanence devant sa résidence et il est escorté dans ses déplacements, tout cela à ses propres frais, qui ont été évalués à quelque 250.000 dollars par mois.

Crimes sexuels
DSK, arrêté le 14 mai dans un avion qui s’apprêtait à décoller pour Paris après avoir été accusé de crimes sexuels par une femme de chambre de l’hôtel Sofitel de Manhattan, a plaidé non-coupable le 6 juin des faits qui lui sont reprochés, ouvrant la voie à un procès.
Jeudi, le quotidien français Libération a rapporté que la défense pourrait essayer de contester la légalité de la séance d’identification de l’ancien ministre socialiste par sa victime présumée, séance effectuée au lendemain de son arrestation, dans un commissariat de Harlem.
Libération affirme détenir « des informations » selon lesquelles Me Brafman et Me Taylor pourraient dire qu’au moment de l’identification au commissariat, la jeune femme avait déjà vu à deux reprises au moins le visage de l’ancien patron du FMI.
« Cela pourrait permettre d’écarter la séance d’identification lors du procès, et bien sûr d’ébranler l’accusation », a reconnu Alexander Reinert, professeur de droit à l’Université Yeshiva à New York.

Décontracté
« Mais il y a beaucoup d’autres éléments d’identification dans un cas comme celui ci, dont bien évidemment l’ADN, ou d’autres preuves de la présence des deux protagonistes dans une même chambre d’hôtel au même moment », souligne-t-il.
Le NYT avait de son côté indiqué lundi que les avocats de « DSK » cherchaient à établir les détails du déjeuner dans un restaurant new-yorkais où l’ancien patron du FMI et sa fille Camille se sont retrouvés juste après l’agression sexuelle présumée.
Le comportement décontracté ou non de DSK pendant cette rencontre pourrait s’avérer crucial pour la défense, estime le journal américain.
Contacté vendredi 1er juillet par Le Nouvel Observateur, le nouvel avocat français de la plaignante, Thibault de Montbrial indique qu’il ne souhaite pas réagir : « comme je l’explique depuis huit jours, Me Kenneth Thompson assure la communication du dossier ».
Selon nos informations, Me Thompson devrait probablement faire une conférence de presse à l’issue de l’audience vendredi après-midi.

Attendons sereinement l’audience d’aujourd’hui.