Les pays riverains de l’Arctique lancent la coopération dans le Grand Nord

Posted on mai 13, 2011

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Les huit pays du Conseil de l’Arctique devaient signer jeudi 12 mai à Nuuk, au Groenland, un premier accord de coopération. Faut-il s’en inquiéter ?

Le réchauffement climatique est source de menaces pour la région, mais aussi de perspectives.
Les ministres des affaires étrangères des pays riverains du Grand Nord avaient rendez-vous hier à Nuuk, au Groenland.
Réunis au sein du Conseil de l’Arctique, les États-Unis, le Canada, la Russie, le Danemark, la Finlande, l’Islande, la Norvège et la Suède tentent d’élaborer, avec des représentants des populations indigènes, des règles pour l’exploitation de cette région, où le réchauffement ouvre de nouvelles perspectives. Faut-il s’en réjouir ?

Sont-ils vraiment conscients du désastre écologique qui se prépare dans cette zone ? Selon toute vraisemblance, pour l’instant ces pays naviguent à vue et ne pensent qu’aux profits juteux qu’ils peuvent tirer de la fonte des glaces qui crée l’opportunité d’un développent du tourisme. D’ici quelques décennies les touristes n’auront plus rien à voir dans cette région. La faune aura complètement disparue et les indigènes se réfugieront dans les villes des pays riverains.

Quels sont les enjeux de l’Arctique ?
La hausse des températures, particulièrement notable dans la région, pose de nombreux problèmes, notamment aux populations indigènes qui voient leur mode de vie menacé (fonte précoce de la banquise, montée des eaux, etc.).
Mais elle est également synonyme d’opportunités. D’abord en raison de l’ouverture d’axes maritimes jusqu’alors pris par les glaces. En août dernier, un pétrolier russe a ainsi inauguré une nouvelle route nordique vers la Chine.
L’enjeu est ici commercial, mais aussi touristique. Les croisières s’approchent de plus en plus du Pôle, en particulier autour de l’Alaska.
Ensuite en raison d’une exploitation du sous-sol moins difficile, les ressources deviennent de plus en plus accessibles au fil du temps, et du réchauffement. Or le Grand Nord est riche en matières premières, comme le pétrole, au nord de l’Alaska, ou encore différents minerais.

Quel est le chemin parcouru ?
Cette réunion du Conseil de l’Arctique n’est pas une première. Ce forum de discussion existe en fait depuis le milieu des années 1990. Mais les enjeux ne sont devenus véritablement importants qu’à mesure que le réchauffement climatique s’affirmait.
Ces nouvelles perspectives de développement du Grand Nord ont même provoqué une rivalité croissante entre voisins, en particulier en matière de souveraineté.
Pour preuve de l’intérêt des grandes puissances, la secrétaire d’État américaine Hillary Clinton a fait le déplacement à Nuuk, ce qui constitue la première participation du chef de la diplomatie des États-Unis à une telle réunion.
Dans un contexte de « course vers le Grand Nord », il s’agit de montrer, selon le département d’État, que « l’Arctique est une région de coopération, et pas de conflit ». À Nuuk, les pays riverains devaient signer un premier accord portant sur le sauvetage en mer et définissant des zones de recherche.
Les États-Unis entendaient également lancer une réflexion sur la gestion des marées noires dans la région, ainsi que sur les moyens de les éviter.

Conclusions
Sans vouloir être alarmiste, des questions se posent réellement sur l’avenir de notre planète. Si fonte des glaciers il y a et se confirme, qu’en sera-t-il de l’avenir du globe terrestre en réalité ? L’axe de la terre sera-t-il modifié ? Mais quelles seront vraiment les conséquences sur la faune et le mouvement de rotation de la planète ? L’Équateur ne risque-t-il pas d’être déplacé et la terre déséquilibrée dans son champ magnétique qui la maintien dans l’axe de rotation? Quelles seront les incidences globales ? Pour l’instant tout le monde s’en fout ! Personne et aucun scientifique ne peuvent répondre à ces questions, nous imaginons seulement quelques hypothèses plus fantaisistes les unes que les autres. Nous vivons une illusion à l’ère de l’argent, du profit ou tout se monnaye jusqu’à notre fin programmée…