France – Des traces très importantes et alarmantes de l’iode 131 et le césium 137

Posted on mars 25, 2011

0



fukushima #3 blacksmoke

Image by daveeza via Flickr

L’OTICE fournit en permanence des données à ses États membres, mais ne rend pas les détails publics.
Une autre source sérieuse a déclaré qu’environ 15 stations de l’OTICE ont jusqu’ici détecté des particules censés provenir de Fukushima.
« Reykjavik est la première en Europe« , a ajouté la source.
Le groupe a cependant refusé catégoriquement de rendre public les conclusions récentes, mais il partage toutefois ses informations avec 120 États membres, dont certains ont divulgué avec la plus grande transparence l’état des mouvements du nuage radioactif de Fukushima dans le rapport de vendredi 25 mars 2011.
Les fonctionnaires européens ont déclaré que les capteurs du réseau à Sacramento avaient détecté le panache radioactif, recueillis aussi des traces très importantes et alarmantes de l’iode 131 et le césium 137 – sous-produits extrêmement dangereux par le fonctionnement du réacteur Fukushima lequel, dans de grandes quantités peut causer à coup sûr le cancer rapidement.
Ce fut néanmoins le silence radio ! Après coup, les niveaux mesurés ont été jugés par les autorités qui cherchent à rassurer et occulter une fois de plus l’information, ʺplusieurs millions de fois plus faibles que les concentrations susceptibles de présenter un danger pour la santé humaineʺ.
Pourquoi les autorités cherchent elles par tous les moyens à occulter les faits ou faire de la rétention d’informations ? Qu’en est-il de la situation réelle au Japon mais aussi sur la contamination dans le monde ? Est-ce pour protéger une économie défaillante ou des intérêts occultes conséquents ?
Protestons contre ce silence ! On nous ment quotidiennement ! Ne restons pas passifs à attendre avec ce sentiment de fatalité illusoire que le nuage de particules passe les frontières en direction de nos pays voisins. Il y va de notre santé et celle de nos enfants ! Nous sommes tous au premier chef concernés.
L’IRSN réalise également des prélèvements d’échantillons de poussières dans l’atmosphère en plusieurs points du territoire, des collectes d’eau de pluie, ainsi que des analyses d’herbes et de laits (vache, chèvre, brebis). Il a été trouvé, dans le lait de chèvre prélevé le 21 mars à Gréoux-les-Bains (Alpes de Haute-Provence), avec des traces de césium 137 de 0,12 Bq/L (le niveau maximal admissible de contamination par le césium 137 est de 1000 Bq/L pour le lait, d’après le règlement Euratom ou le Codex alimentaire de l’OMS).
La contamination, du sol, va poser des problèmes à plus long terme dans les régions touchées. En effet, à 40 km de la centrale, des prélèvements de sol (à 5 cm de profondeur) en six endroits différents ont révélé des dépôts importants d’iode-131 et de césium-137 : jusqu’à 163.000 Becquerels par kilo pour ce dernier isotope.

Le césium ayant une durée de demi-vie de 30 ans, il provoque une contamination durable des sols. Il sera donc crucial de mesurer précisément la contamination des sols avant de pouvoir réutiliser ces terres pour l’agriculture.