Près de Rennes, un laboratoire guette l’arrivée du nuage

Posted on mars 22, 2011

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Des industriels de l’agroalimentaire, mais aussi de l’industrie, veulent savoir si les produits qu’ils vendent sont contaminés, ou non.

« Depuis le début de la catastrophe au Japon, nous sommes très sollicités, notamment par les industriels de l’agroalimentaire et de gros clients internationaux qui font de l’importation », assure Patrice Letessier, PDG d’Eichrom. Son laboratoire, à Bruz, près de Rennes, est agréé par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) pour mesurer la radioactivité dans l’environnement. Il effectue 10 000 relevés par an, en moyenne.

Césium-137 et Strontium-90
« Nos clients nous demandent de faire des analyses aussi bien sur des produits alimentaires que sur des produits technologiques en provenance du Japon. » Vérifier leur innocuité : s’ils sont contaminés ou non par des radionucléides.
« Les radioéléments mesurés habituellement sur les produits issus de l’agriculture, de la pêche, de l’aquaculture, de la production de viandes, de lait et des produits laitiers, sont le Césium-137 et le Strontium-90 », détaille Patrice Letessier. Le Strontium-90, produit de fission, se substitue facilement au calcium. « Ce qui le rend très dangereux lorsqu’il est ingéré par les animaux ou par l’homme. »
Mais les analyses concernent aussi l’industrie. « Un constructeur automobile, qui importe ses pièces du Japon, nous a demandés comment on pouvait contrôler si elles étaient contaminées. » Pour prévenir tout risque, quand le véhicule sera livré à son propriétaire.
Le laboratoire surveille aussi l’air ambiant. « Si le nuage contenant des particules radioactives venait à continuer sa progression vers l’Est, la Bretagne serait alors la porte d’entrée vers l’Europe. Or nous disposons d’appareils de mesure à même de détecter très rapidement des niveaux de radioactivité dans l’air breton. »
(Source Ouest-France).