ALERTE – JAPON lundi 21 mars 2011

Posted on mars 21, 2011

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Map of Fukushima Prefecture.

Image via Wikipedia

De la fumée s’échappe du réacteur 2 de Fukushima, situation stable pour le n°3
Tout le personnel de la centrale a été évacué d’urgence. Les informations quant à la situation exacte sont distribuées au compte goutte… La vérité semble toujours occultée par les autorités, mais finissent par s’incliner face à l’évidence en dernier ressort.
De la fumée a commencé à s’échapper lundi en fin d’après-midi du réacteur 2 de la centrale nucléaire de Fukushima (nord-est du Japon), mais celle qui sortait du réacteur 3 s’est arrêtée, a indiqué l’Agence de sûreté nucléaire.
« Vers 18H20 (09H20 GMT), une fumée blanche a commencé de sortir d’une fissure dans le toit du réacteur 2″, a précisé un porte-parole.
« 1 000 à 10 000 fois moins que les retombées de Tchernobyl »

André-Claude LACOSTE, président de l’Autorité de sûreté nucléaire

Des travaux de réparation étaient alors en cours au niveau de ce réacteur afin de remettre en service une partie des équipements, notamment dans la salle de contrôle.
Deux heures auparavant, une autre fumée, passant du gris au noir, avait commencé à s’échapper du réacteur 3, mais elle n’a pas duré.
« Tepco nous a informés que de la fumée noire provenait du réacteur 3, mais elle s’est arrêtée à 18H02 et le niveau de radiation est resté stable », a affirmé un porte-parole de l’agence.
L’Agence n’a pas donné d’explications sur l’origine de cet incident, mais selon les spécialistes, il ne s’agissait pas de vapeur mais d’une fumée provenant de quelque chose qui a brûlé.
Le réacteur 3 a subi les plus lourds dégâts après le séisme et le tsunami du 11 mars: le toit du bâtiment supérieur a été entièrement détruit par une forte explosion la semaine dernière en raison d’une accumulation d’hydrogène consécutive à des opérations de dépressurisation.
Le réacteur 3 est le plus inquiétant car il contient du combustible MOX, mélange d’oxydes de plutonium et d’uranium issu de produits de recyclage, dont les rejets sont considérés comme plus nocifs que ceux provenant d’un combustible à base d’uranium.