JAPON : Centrale de Kukushima, dispersion des rejets radioactifs.

Posted on mars 18, 2011

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L’IRSN « n’a pas d’information directe sur la composition et l’ampleur » du panache radioactif émis depuis le 12 mars par la centrale de Fukushima. L’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire est toutefois en mesure de réaliser une simulation (hypothétique) de la dispersion de ces rejets, publiée jeudi 17 mars sur son site.
Pour réaliser cette vidéo, l’IRSN s’est basé sur les mesures de débit des rejets radioactifs sur le site de Fukushima, les scénarios probables de dégradation des trois réacteurs, et les prévisions de Météo France. Mais attention rien de précis cependant dans cette démonstration virtuelle.
Un modèle mathématique a été appliqué au césium 137, qui sert de « traceur » du panache radioactif. On peut ainsi se rendre compte de la progression du nuage du samedi 12 mars au jeudi 20 (en supposant que les rejets vont se poursuivre et que la situation ne se détériore pas d’ici là).
Les concentrations de césium 137 estimées par l’IRSN ne dépassent pas les 1000 Becquerels/m3 dans cette simulation (dans une version optimiste).
« A titre de comparaison, les valeurs mesurées à proximité de la centrale de Tchernobyl, peu après l’accident du 26 avril 1986, dépassaient 100 000 Bq/m3, elles étaient de l’ordre de 100 à 1000 Bq/m3 dans les pays les plus touchés par le panache radioactif (Ukraine, Biélorussie), en France, les valeurs mesurées dans l’Est étaient de l’ordre de 1 à 10 Bq/m3 (le 1er mai 1986) », écrit l’IRSN. Par ailleurs, il y a eu toutefois de nombreux cancers de la Tyroïde enregistrés imputés au survole sur la France du nuage toxique. On peut se poser la question sur la fiabilité d’étalonnage de ces mesures.
Les rejets radioactifs contiennent « des gaz rares (éléments radioactifs chimiquement peu réactif, restant dans l’atmosphère sans se déposer au sol) et des éléments volatiles, principalement de l’iode radioactif, dont l’iode 131 qui a une période radioactive de 8 jours, et du césium radioactif, dont le césium 137« , précise l’agence. Tout peut évoluer différemment et chambouler ces pronostics élaborés en fonction de ce que nous savons actuellement. Nous devons rester très prudents sur ces hypothèses avancées. Il y a toujours ce petit détail qui change la donne auquel personne n’a pensé… Il est compréhensible que l’on cherche à rassurer pour éviter toute panique du citoyen lambda… Quant aux conséquences il sera toujours temps de les découvrir plus tard… Mais sans doute trop tard.

Il sera préférable dans les jours, les mois qui viennent, de consulter quotidiennement le site de l’IRSN pour se faire une idée plus précise quant au taux de radioactivité dans votre ville ou sur le territoire français et contrôler s’il y a le moindre signe d’une évolution différentielle majeure significative. Vous n’aurez alors plus de doute, ʺLe nuage radioactifʺ sera bien au-dessus de votre tête.
http://sws.irsn.fr/sws/mesure/index