LA REALITE QUE L’ON NOUS CACHE SUR LES RISQUE DE RADIOACTIVITE AU JAPON.

Posted on mars 15, 2011

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KAN Naoto 2007
Image via Wikipedia

Les informations fournies par les autorités se veulent rassurantes, mais la réalité sur le terrain est toute autre…
La centrale atomique de Fukushima a été le théâtre mardi de deux nouvelles explosions et d’un incendie. Le niveau de radioactivité a augmenté jusqu’à Tokyo provoquant de la panique chez les habitants.
Des brèches sont apparues dans l’enceinte extérieure du bâtiment du réacteur 4, selon l’opérateur du site nucléaire de Fukushima, à 240 km au nord de Tokyo. De la radioactivité a été libérée dans l’atmosphère.
Une zone d’exclusion aérienne a été instaurée au-dessus de la centrale. Le Premier ministre japonais Naoto Kan a demandé à la population de rester chez elle dans un rayon de 30 km autour de la centrale. Cent quarante mille personnes doivent rester confinées.
«La possibilité de nouvelles fuites radioactives se renforce», a déclaré M. Kan, appelant la population au calme. Les deux nouvelles explosions de mardi, dans les réacteur 2 et 4, s’ajoutent aux deux qui s’étaient produites depuis samedi dans les réacteurs 1 et 3 en raison d’une accumulation d’hydrogène.
400 mSv par heure
Le niveau de radiation près du réacteur 4 a atteint 400 millisieverts (mSv) par heure. Une exposition à plus de 100 mSv par an peut engendrer des cancers, selon l’Association nucléaire mondiale.
L’explosion a provoqué un incendie dans un bassin de rétention de combustible usagé, un incendie éteint, a expliqué l’exploitant de la centrale, Tepco. L’entreprise va tenter d’injecter de l’eau dans les deux ou trois jours.
Le niveau de radiation serait devenu trop élevé dans la salle de contrôle du réacteur pour permettre aux ingénieurs de travailler normalement. Tepco a évacué 750 employés du site de Fukushima, où il ne reste plus actuellement que 50 ingénieurs et techniciens.
Scènes de panique à Tokyo
A Tokyo, les autorités ont déclaré que le niveau de radiation était mardi dix fois plus élevé que la normale, ce qui ne constitue pas un risque pour la santé. Les 35 millions d’habitants du grand Tokyo n’ont pas besoin de prendre des précautions particulières, a rassuré le gouvernement.
Mais les habitants de Tokyo se sont tout de même rués dans les magasins pour acheter des vivres et des produits de première nécessité, comme des bougies ou des sacs de couchage. La panique a également touché la Bourse de Tokyo, qui a perdu 10,55% à la clôture mardi, ainsi que les places européennes et américaines.
Des ambassades ont recommandé à leur personnel et à leurs ressortissants de quitter les zones touchées. La représentation suisse à Tokyo reste toutefois ouverte.
Des médias, notamment français, ont décidé de rapatrier leurs envoyés spéciaux au Japon en raison des risques encourus. Quant aux correspondants des médias suisses, certains tentent de quitter le pays, d’autres se contentent de s’éloigner de la zone sinistrée du nord-est.
«Apocalypse»
Les secouristes, dont quelques Suisses, continuent de s’affairer dans les régions touchées par le séisme et le tsunami, dont le coût financier pourrait atteindre finalement 180 milliards de dollars.
Environ 850’000 foyers dans le nord du Japon restent privés d’électricité, alors que la région connaît une vague de froid. Au moins un million et demi de foyers sont aussi sans eau courante.
Les pays de l’Union européenne ont décidé mardi d’effectuer en 2011 des tests de résistance de leurs centrales nucléaires, a annoncé le commissaire européen à l’énergie Günther Oettinger, qualifiant l’accident d’»apocalypse». Plusieurs pays tiers, dont la Suisse, sont invités à participer à ces tests et aux travaux préparatoires.