Exposition de l’artiste brésilien Claudio Souza Pinto

Posted on décembre 10, 2010

0



Ville de SÃO PAULO


ÉCRIT PAR FRANÇOIS-MARY BOURREAU

Ce peintre brésilien de renommée internationale
expose ses œuvres surprenantes, les plus récentes de style surréaliste, à la
galeria Romero Britto, jusqu’au 7 décembre

Claudio est né à São Paulo en 1954. Il a commencé à travailler l’argile à l’âge
de quatre ans sous la direction de son oncle, le peintre Bernardo Cid de Souza
Pinto. C’est à l’âge de 11 ans qu’il a fait son premier tableau. Il a vendu son
art, tout en préparant un diplôme en design industriel à l’Université Mackenzie
à São Paulo.

The Lunch (Ph. Claudio Souza Pinto)

En 1990, Alan Aouizerate, le collectionneur d’art français, est tombé
amoureux des œuvres Souza Pinto et l’a invité à exposer à Bains, puis à l’Opéra
Garnier de Paris ensuite. Depuis, ce dernier partage son temps entre la France
et le Brésil.

Mais que cachent ces masques qui nous observent dans leurs habits de lumière
aux couleurs pastel ? Se jouent-ils de notre imaginaire ? Quel message
veulent-ils nous transmettre ? L’artiste déclare qu’il « peint les vêtements de l’humanité, parce que pour la société, l’image vaut
bien plus que tout ce que ces vêtements montrent »
. Et de conclure par ces
phrases : « Ils sont plus le résultat d’une
créativité, ce sont des situations auxquelles  tout le monde est
confronté. Nous avons tous des masques, comportements différents, ils apparaissent
en fonction de l’occasion
« , dit-il. Ces messages très réalistes pour des
œuvres surréalistes peuvent prêter à réfléchir.

Dom Quixote (Ph. Claudio Souza Pinto)

Tout le monde peut comprendre

Comment a-t-il  juste à propos, au gré des images qui montrent au
demeurant des situations ridicules, fait ressortir aussi bien les sentiments
comme l’amour, la douleur et l’échec ? C’est pour lui le théâtre de la vie qui
fait penser aux éléments théâtraux tels que les masques de la commedia dell’arte, des costumes élaborés. Comme dans le théâtre masqué de la Commedia italienne, Claudio transforme des
situations quotidiennes jusqu’à en intensifier la romance ou la mélancolie à
l’aide de personnages stéréotypés, comme l’amant ou le fou.

Flowers (Ph. Carlos Souza Pinto)

Dans ses toiles aux couleurs vives, le trait est sûr et tout en finesse. La
technique bien rôdée, le style maîtrisé. Il se dégage en outre une grande
poésie, avec cependant une touche d’humour subtil, mais aussi un brin d’amour
et de romance qui nous interpellent. Il est indéniable que l’on ne peut rester
insensible devant cette originalité qui nous surprend et face à cette
créativité débordante, toujours en mouvement.

C’est sans aucun doute, une exposition de courte durée, du 26 novembre au 7
décembre 2010, à ne pas manquer.

François-Mary BOURREAU

Posted in: Non classé